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Votre avenir financier commence maintentant

Nous nous intéressons trop peu à notre avenir financier. Pourtant, ceux qui posent aujourd’hui des choix réfléchis et judicieux en tireront les fruits à long terme. Il est donc grand temps de changer d’approche.

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appauvrissez en dormant

Vous vous appauvrissez en dormant

D’abord la bonne nouvelle: l’espérance de vie moyenne dépasse les 80 ans dans notre pays. Nos "vieux jours" durent donc de plus en plus longtemps. La médaille a toutefois son revers: l’allongement de l’espérance de vie pèse de plus en plus sur nos régimes de retraite. Il n’est plus de notre temps d’attendre patiemment sa pension.

Espérance de vie moyenne en Belgique
moyenne
hommes
femmes
0
0
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ans
ans
ans

Un second facteur intervient: les taux proposés sur les comptes d’épargne sont systématiquement inférieurs à l’inflation depuis plusieurs années. Votre "bas de laine" habituel perd de facto un peu de sa valeur tous les ans. Ceux qui se complaisent dans un rôle de spectateur et négligent de prendre résolument en main la gestion de leur patrimoine risquent ainsi de s’appauvrir en dormant.

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L’économiste néerlandais Dirk Brounen a consacré un livre à ce phénomène au début de l’année: Nooit meer slapend arm ("Ne plus jamais s’appauvrir en dormant"). Il y défend une approche différente et plus active de nos finances personnelles. "Le temps où l’État organisait tout à notre place est définitivement révolu", argumente-t-il. "En 2017, trop de gens se dirigent droit vers l’orage en pilotage automatique."

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Le temps où l’État organisait tout à notre place est définitivement révolu.
Dirk Brounen
économiste néerlandais

Ils ne prennent pas en main la gestion de leur avenir financier et estiment que tout finira toujours par s’arranger", déplore Dirk Brounen. "Or, ce raisonnement ne tient plus la route. Il suffit de se poser une série de questions. Qu’est-ce qui me rend heureux? Quels sont les objectifs que je veux atteindre dans ma vie? Pourquoi suis-je en train d’épargner et de quel montant ai-je besoin pour ces projets? Sur cette base, chacun pourra établir un plan financier personnel.

Plan financier personnel

Quels sont les objectifs que je veux atteindre dans ma vie?
Pourquoi suis-je en train d’épargner?
De combien d’argent ai-je besoin pour réaliser mes projets?
Quels sont les objectifs que je veux atteindre dans ma vie?
Pourquoi suis-je en train d’épargner?
De combien d’argent ai-je besoin pour réaliser mes projets?
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plan financier

Comment établir un plan financier réaliste?

Un plan solide est le point de départ. Et c’est parfois là qu’autrefois, les problèmes apparaissaient. "Les banques partaient trop souvent de prémisses erronées", reconnaît Stijn Ceelen, Country Manager chez Binck Belgique. "Ainsi, cette banque proposait des solutions qui, a posteriori, n’étaient pas optimales."

Tous les hommes ne sont pas égaux: même dans un couple, les profils financiers peuvent s’avérer très différents.

"Il est donc possible de faire autrement, et mieux. Nous voulons aujourd’hui modifier notre approche en ce sens: tous les hommes ne sont pas égaux, leur horizon financier est différent, leur disposition à prendre des risques varie fortement. Même au sein d’un couple, ces différences peuvent être énormes. Il faut mener les gens vers une solution en posant les bonnes questions, de préférence de la manière la plus transparente possible."

"Je parle ici des produits mais aussi des frais, un domaine sur lequel nous travaillons énormément chez Binck", poursuit Stijn Ceelen. "Les épargnants sont disposés à payer pour quelque chose à condition qu’ils sachent clairement pourquoi et que le prix ne soit pas modifié cinq fois en cours de route"

"Simultanément, nous voulons proposer un travail sur mesure fondé sur la situation personnelle du client et son horizon d’investissement. Nous tenons également compte de sa disposition à prendre ou à éviter les risques, et nous allons beaucoup plus loin que les trois profils typiques que propose aujourd’hui la plupart des grandes banques dans ce domaine. En échange, nous demandons bien entendu des frais de gestion, mais nous voulons communiquer de manière très transparente à leur propos. Les frais totaux fluctuent entre 0,85 et 1,65%, en fonction du montant d’entrée."

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stijn ceelen
Country Manager chez Binck Belgique
Un investissement en actions est-il désormais la meilleure solution pour tout le monde?

"Non, je ne le pense pas", rétorque le professeur Cynthia Van Hulle. Elle fait partie de la faculté d’Économie et de sciences de gestion de la KUL, où elle est notamment liée au groupe de recherches Finance. "Une personne qui s’émeut déjà lorsque son portefeuille de placements encaisse une perte de 5% devrait rester à l’écart de la Bourse. En revanche, vous pouvez parfaitement investir en actions avec un montant relativement modeste, de quelques milliers d’euros. À condition, bien entendu, de disposer parallèlement d’un large pare-chocs financier. Ce montant varie selon la personne. En outre – et c’est au moins aussi important – vous devez parfaitement savoir ce que vous entreprenez, et donc ne pas faire un saut dans l’inconnu."

03
votre avenir

Vous voulez préserver votre avenir? Posez les bons choix!

Ce cliché a la vie dure: les Belges sont des épargnants tenaces. C’est vrai… avec quelques nuances. Selon les chiffres de la Banque nationale, le patrimoine financier net cumulé des particuliers belges s’élevait à 1.054 milliards d’euros en mars 2017. Un peu plus de 246 milliards d’euros étaient placés sur des comptes d’épargne réglementés, quelque 70 milliards sur des comptes à vue, auxquels il faut ajouter 41 milliards sur d’autres comptes. Le reste de notre fortune cumulée était notamment investi en actions, en fonds de placement et dans une myriade de produits d’assurances. À première vue, ce patrimoine total semble donc relativement diversifié.

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Comptes à vue

70,2
MILLIARDS D'EUROS

Comptes d’épargne
réglementés

246,3
MILLIARDS D'EUROS

Autres comptes

41,9
MILLIARDS D'EUROS

Actions cotées
en Bourse

62,5
MILLIARDS D'EUROS

Actions non cotées
en Bourse

302,0
MILLIARDS D'EUROS

Participation dans
des fonds de placement

195,5
MILLIARDS D'EUROS

Produits d’assurance

303,0
MILLIARDS D'EUROS
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Une étude récente (2016) des chercheurs anversois Ive Marx et Sarah Kuypers révèle néanmoins que les différents types d’actifs sont très inéquitablement répartis dans notre pays. Le pour cent des Belges les plus fortunés détiennent plus de la moitié des actions cotées en Bourse et près d’un tiers des obligations. Les 10% des Belges les plus riches possèdent 85% des actions et obligations.

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actions-obligations

"Le discours selon lequel les Belges privilégient largement l’épargne et se tiennent à l’écart de toute forme d’investissement mérite certainement d’être révisé", embraie le Professeur Van Hulle. "Si nous additionnons le patrimoine privé investi en actions et en assurances – ces dernières étant majoritairement investies dans des fonds d’actions – nous arrivons à 350 milliards environ."

Nous remarquons cependant que les Belges qui investissent en actions le font souvent via des produits fiscalement favorables: épargne-pension, assurance épargne, assurance de groupe, etc. Le Belge moyen recherche donc des produits relativement sûrs à ses yeux. Indépendamment de ce constat, il n’est naturellement pas si étonnant que les Belges aient placé autant d’argent sur leurs comptes d’épargne ces dernières décennies: c’était un placement sûr qui apportait en outre un rendement intéressant."

Nous remarquons cependant que les Belges qui investissent en actions le font souvent via des produits fiscalement favorables: épargne-pension, assurance épargne, assurance de groupe, etc

Aujourd’hui, la donne a totalement changé. Alors que les taux sur les comptes d’épargne sont nettement inférieurs à l’inflation, nous continuons à amasser de l’argent sur les comptes d’épargne. Continuons-nous à épargner parce que nous considérons qu’il est trop compliqué d’investir? Une hypothèse erronée, selon Dirk Brounen: "Pour notre livre, nous avons interrogé 2.500 personnes à propos de l’épargne et de l’investissement. Conclusion: le choix entre épargner et investir n’était guère lié à la qualification, à l’éducation financière et la compréhension de l’économie, mais plutôt à la vision de la vie, au caractère propre de la personne."

"Certains sont très organisés, croient énormément en leur capacité à donner une orientation à leur vie et réfléchissent tout au long de leur existence aux étapes qu’ils désirent franchir. D’autres ne manifestent pas du tout cette confiance: il est dès lors inutile de les pousser à épargner ou à investir. La question n’est donc pas que certaines personnes ne comprendraient pas la nécessité d’investir, par exemple parce qu’elles seraient insuffisamment éduquées. Nous – et j’entends par là également les banques – devons expliquer aux gens ce qu’il en est. Leur dire que l’État ne sera plus ce filet de sécurité éternel qu’il incarnait. Les inciter à réfléchir à leurs choix financiers en définissant un ‘budget du bonheur’. Et véhiculer un discours positif. Cela les conduira à prendre davantage leur avenir en main."

04
la brique

Investir dans la brique: toujours une bonne idée

Les Belges naissent avec une brique dans le ventre, et nous pouvons nous en réjouir. Une habitation propre reste un investissement très intéressant et tout aussi précieux dans la perspective de ses vieux jours. "C’est une bonne forme de diversification financière pour le grand public, surtout si l’on tient compte de l’inflation", juge Cynthia Van Hulle. "Cerise sur le gâteau, on récolte chaque jour les fruits d’investissements supplémentaires dans sa maison, comme des rénovations et des modifications en vue de l’améliorer."

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stijn ceelen
Country Manager chez Binck Belgique

"Dès lors que vous avez encore un peu d’argent de côté et disposez d’un matelas financier solide, l’investissement ne semble pas une mauvaise option. Car il faut être réaliste, surtout quand on est un peu plus jeune: ceux qui sont entièrement tributaires d’un revenu du travail pour leurs rentrées d’argent à long terme courent désormais un gros risque. La disruption ne cesse de s’accélérer sur le marché du travail. Personne ne peut prévoir les répercussions qu’elle aura dans quelques années."

Stijn Ceelen plaide pour une approche plus diversifiée. "Trop peu d’épargnants réalisent que le remboursement de leur maison dégage également des marges pour d’autres choix à terme. La plupart réfléchissent de manière très séquentielle. La première préoccupation est le financement de leur habitation. Dès qu’ils sont propriétaires, ils pensent à leurs enfants, puis au coût des études de ceux-ci."

Les Belges réfléchissent de manière très séquentielle

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"Le processus de réflexion se déroule donc par paliers, mais il serait intéressant de lister les conséquences financières de toutes ces étapes. Il est très possible que vous ne mettiez pas suffisamment d’argent de côté pour certains objectifs et projets au début, tandis que des capacités financières se libéreront peu à peu pour d’autres projets et investissements."

05
pour tout le monde

L’investissement, c’est pour (presque) tout le monde

Voici un cliché complètement dépassé: les investissements seraient réservés à une caste de privilégiés qui affichent un taux d’épargne supérieur à la moyenne et s’amusent à tenter de "battre la Bourse". C’est faux dans les deux cas, estime Cynthia Van Hulle. "Tout d’abord, je remarque une réelle démocratisation de l’investissement. Il n’est plus l’apanage des plus fortunés. Je veux néanmoins insister sur la nécessité de bien informer les investisseurs: pousser tout le monde vers la Bourse n’est pas une option! Heureusement, notamment grâce au niveau d’éducation en hausse de la population, les Belges sont de plus en plus nombreux à investir en toute connaissance de cause."

"D’un point de vue économique, le raisonnement se tient. Avec des taux bas qui le resteront peut-être quelque temps encore, il est judicieux de diversifier son épargne. En outre, et malgré les grandes incertitudes économiques, certains pays et secteurs se montrent toujours très performants et le resteront durant les années à venir. Un investissement judicieux permet d’en profiter."

"Les banques ont raison d’essayer de convaincre un public plus large d’investir en Bourse", estime la Professeur Van Hulle. "À condition, bien entendu, qu’elles expliquent clairement à leurs clients que la Bourse n’est pas un jackpot avec des superbénéfices garantis."

"La valeur ajoutée de la banque réside précisément dans ses connaissances et sa maîtrise de la gestion des risques, de préférence moyennant des frais raisonnables", avance Cynthia Van Hulle. "Investir dans un fonds pour lequel la banque assure toujours une certaine surveillance des risques peut être une première étape pour de très nombreuses personnes."

C’est également la vision de Binck, acquiesce Stijn Ceelen. "On conçoit encore trop souvent l’investissement comme la chasse gardée des plus riches. Nous voulons lutter contre ce préjugé. Comment? En abaissant nettement le seuil d’accessibilité, mais également par une personnalisation maximale de notre offre en l’adaptant aux besoins individuels de nos clients."

C’est à nous de montrer qu’il existe des solutions plus efficaces qu’un compte d’épargne.
stijn ceelen
Country Manager chez Binck Belgique
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"Qu’observons-nous à présent? Lorsqu’elles enregistrent un excédent de liquidités, de nombreuses personnes se contentent de le verser sur un compte d’épargne… et, généralement, n’y touchent plus jamais. À mon sens, c’est à nos conseillers qu’il revient de nouer le dialogue, de participer aux réflexions de nos clients, de leur indiquer clairement pourquoi cette attitude n’est pas saine, et de leur montrer qu’il existe des solutions plus efficaces pour réaliser leurs rêves."

"Aujourd’hui, et sans doute pour plusieurs mois voire plusieurs années, nous sommes confrontés à un taux nul. Le délai nécessaire pour réaliser certains objectifs uniquement à partir du compte d’épargne ne cesse de s’allonger. Je comprends parfaitement celles et ceux que les alternatives inquiètent, parce qu’elles seraient par exemple trop risquées ou trop chères. Mais c’est à nous de répondre à ces inquiétudes et d’apporter de la clarté."

06
vos enfants

Pensez également à vos (petits-)enfants

Ceux qui souhaitent mettre quelque chose de côté pour leurs enfants et petits-enfants ont eux aussi intérêt à diversifier leur patrimoine. Les comptes d’épargne classiques ne rapportent presque plus rien, même à long terme. Il faut donc envisager les alternatives.

"L’achat d’un terrain est une excellente idée", illustre Cynthia Van Hulle. "Les enfants ou petits-enfants pourront ensuite utiliser ce terrain eux-mêmes ou le vendre. Deuxième possibilité: un fonds d’actions spécifique, qui permet d’investir chaque mois de petits montants fixes pour vos enfants ou vos petits-enfants à un tarif aussi réduit que possible. Dans ce domaine, vous devrez bien entendu prêter attention au rapport efficacité/coûts, car il ne va pas de soi si vous désirez mettre de côté une centaine d’euros par mois."

07
pension

La pension n’existe plus

La Belgique s’est dotée d’un système de retraite par répartition qui distribue les recettes fiscales à ceux qui perçoivent une pension aujourd’hui… à ceci près ces recettes sont de plus en plus faibles", prévient Stijn Ceelen. "En effet, les travailleurs sont de moins en moins nombreux, alors qu’avec le vieillissement, un nombre croissant de personnes ont droit à une pension. À plus long terme, nous risquons donc d’être confrontés à des problèmes, même si la population est encouragée à épargner pour la pension via les deuxième et troisième piliers. Ce sont des initiatives particulièrement louables, mais elles ne suffiront pas."

Le système de retraite par répartition

le système de retraite par répartition
le système de retraite par répartition

"Les particuliers espèrent conserver leur pouvoir d’achat via leur épargne, mais avec des taux inférieurs à l’inflation, c’est une illusion. Naturellement, certains ont fait le choix délibéré de vivre au jour le jour et n’ont pas envie de mettre de l’argent de côté pour leur vieillesse. C’est parfaitement leur droit, mais c’est un choix dont il faut être conscient."

"Chacun réalise peu à peu que notre régime actuel de sécurité sociale est impayable à terme", estime Cynthia Van Hulle. "Pour les particuliers, il ne peut qu’être utile d’analyser les alternatives. Bien qu’il n’y ait aucune certitude en la matière, un horizon temporel plus long accroît la probabilité d’obtenir un rendement plus élevé. Je parle ici d’un horizon minimal de cinq à dix ans, surtout si une partie relativement importante de l’épargne est investie en actions. On diversifie ainsi les risques, et c’est une très bonne chose."

Bien qu’il n’y ait aucune certitude en la matière, un horizon temporel plus long accroît la probabilité d’obtenir un rendement plus élevé.